L’usine à « malheurs de toute sorte « 

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La boisson prohibée dite rutuku se fabrique et se consomme en pleine air en province de Gitega, commune Gitega, quartier Bwoga. Ceci est fait malgré la fouille des policiers. Cette fouille est organisée une fois la semaine.
La fabrication et la hausse des prix des denrées alimentaires utilisés.

Se fabriquant à base des produits alimentaires de première nécessité, cette boisson est un problème. La farine de manioc et du maïs sont les plus utilisées. Au quartier Bwoga, la plupart de la population vie du revenu de cette bière. Pour les produits utilisés, leurs prix sont exorbitants.

La sourde oreille des administratifs et des agents de sécurité.

Dans cette localité, 65% des ménages en fabriquent. Souvent je me demande si les policiers qui y circulent n’ont pas leurs propres intérêts. Les élus locaux connaissent ces gens. Mais ils ne font rien pour mettre fin à cette fabrication. Je me suis rendu sur le lieu de fabrication. J’ai pu demander quelques questions à Médard :
Moi : » Quels sont les ingrédients que vous utilisez « ?
Médard : » La farine de manioc et du maïs « .
– Moi : » Peux-tu me dire pourquoi vous fabriquez une bière prohibée « ?
– Médard : » Qui vous a dit que c’est prohibée « ?
Quand il m’a posé cette question, je ne me suis pas retrouvé. « Avez-vous l’autorisation de la part de l’administration « , lui ai-je demandé. « Non », m’a-t-il répondu. En voulant savoir comment ils échappent la police, il m’a dit : » Chaque fois que la police prévoit la fouille, il y a, parmi eux, ceux qui doivent nous informer. Alors, nous cachons toute chose en rapport avec cette bière.

Cri d’alarme.

A voir les méfaits de cette bière prohibée » mais qui se consomme en plein air, l’administration devrait mettre fin à sa fabrication.

Les méfaits de cette boisson.

-Les ménages qui en fabrique finissent par divorcer,

-Les élèves qui en boivent ne continuent pas leurs études,

-Les filles sont victimes du mariage précoce, et mettent au monde comme leurs mères et dans une même maison,

-Les hommes se caractérisent par une faiblesse de tout temps. Les propriétés sont vendues comme si ça n’a plus de valeur,

-Un désordre généralisé s’observe dans ce quartier qui borde la route goudronnée qui mène à Bujumbura.

Les jeunes gens, au lieu de travailler, commencent à boire dès le matin.

Dans les places de fabrication, on dirait que les mesures d’hygiène ne leur concernent pas. Ces endroits sont si salles qu’il est difficile d’y passer dix minutes.

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