L’interminable chômage combattu.

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Au Burundi, le chômage est devenu l’ami des diplômés qui sont comme des haricots sur le van. Ceci est dû par le fait que bon nombre de diplômés n’ont pas eu la chance d’être embauché par l’État et par conséquent ne voient pas ce qu’il faut faire.

Le chômage au Burundi.

Il y a des diplômés de niveau D6(Instituteur-Adjoints )et de niveau D7(Instituteur). Le premier groupe regorge de personnes ayants fréquenté les Lycées Pédagogiques. Le deuxième, lui est fait par ceux qui ont fait quatorze ans d’études. Certains d’entre eux n’ont pas eu la chance d’être embauché par l’État. Ils sont victimes de la politisation de toute chose dans ce pays d’une part et du nombre élevé de diplômés d’autre part .

L’enseignement qui ne prépare pas les élèves à s’adapter à la vie privée.

Ceci est comme ça alors que l’enseignement de l’encien système ne préparait pas les élèves à une vie privée. Les D6 ont été minimisés à tel point que, même s’il y avait encore les élèves dans la section dite pédagogique, l’État n’a pas hésité de dire à haute voix :”L’État n’engagera plus les Instituteurs-Adjoints”. Une telle annonce ne conduit qu’au désespoir.

Les conséquences de la politisation du recrutement de nouveaux enseignants.

Suite à la politisation durecrutement des enseignants, il y a ceux qui ont été diplômé à la fin des années-scolaires 2010-2011,2011-2012 qui sont dans la rue, alors qu’il y a ceux qui ont été diplômés après ceux-ci qui ont été directement embauchés.

Le changement de mentalités.

Tout élève de l’ancien système s’était entêté qu’il serait engagé par l’État.
Après avoir remarqué que tout se faisait à l’aide de “la loi de la jungle”, ils se sont en fin associés.
Ils ont mis ensemble leurs cotisations et ceci leur a permis d’acheter 150 poussins à Mutoyi, une localité de la commune Bugendana en province de Gitega.
Ces poussins ont grandi. Ce sont des pondeuses. Il y a des coqs.Quand je me suis rendu à la volaille, j’y ai rencontré un de leurs employés.
En lui demandant si ce travail est simple, il a répondu que, au début du projet, le travail était dur mais que à l’heure où elle me parlait, tout allait bien.
Moi : Combien d’oeufs
ramassez-vous par jour?
Employé: À peut près
soixante.
Moi : Avez-vous du marché pour
les oeufs ?
Employé: Oui.
Moi : A quelle prix
vendez-vous un oeuf ?
Employé: deux cents
cinquante francs
burundais.

Quand j’ai demandé à l’un des associés pourquoi ils se sont associés, il m’a répondu :”Cette association de dix chômeurs va de bon train.
Attendre que l’État vous embauche, c’est bien.
Ne pas songer à se procurer de l’emploi est un défaut”.

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