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Peu à peu on peut

Par Felix Ndereyimana

Alice est une entrepreneur. Elle est âgée de 22 ans. Native de la province de Bujumbura Rural, Zone Ruyaga et sur la colline Bigwa, elle fait la fierté des jeunes filles capables de réaliser leurs rêves. En regadant ce qu’elle est en train de faire, on remarque qu’elle prépare son avenir. Elle est élève, elle a un centre de transformation du jus et confiture et elle est aussi boutiquière. Tout le monde peut se demander comment elle parvient à faire toutes ces activités.

Quand je lui ai demandé de nous dire un peu d’elle même, elle a répondu: » En 2008, j’étais âgée de 12 ans. Care International, dans son projet ishaka nous a enseigné l’epargne. Regroupées au sein des groupes solidaires, nous étions appelées d’épargner 200fr par semaine. L’objectif était de pouvoir épargner 10.000 fr toute l’année. Au paravant, nous nous disions que la somme épargnée était très minime. Après quelques mois, j’ai demandé un prêt qui m’a permi d’acheter la farine de manioc à revendre. Quand la farine était terminé, je devrait remettre l’argent. En ce moment, j’ai demandé un autre prêt plus grand que le premier. C’est à partir de là que j’ai ajouté du riz. J’ai continué le commerce. Un peu après, j’ai ajouté les haricots, le petit pois, de la bouillie,… . Maintenant, je vends beaucoup d’articles. Je peux couler le stock deux ou trois fois la semaine. J’ai beaucoup de clients. Mon capital s’élève à plus d’un million.

L’argent ne peut pas stopper mes études.

Beaucoup de gens pensent que quelqu’un ne peut pas être en commerce et être élève en même temps. Pour moi c’est possible. Je vais acheter les denrés que j’amène à l’aide d’un taxi ou une moto. Quand je vais à l’école, je laisse un employé dans la boutique. Dès mon retour, je viens dans la boutique. Je ne vit pas en ville et je suis obligée de prendre bus; surtout quand je suis en retard. Au cas contraire, je m’y rends à pieds. Mes parents s’acquitent des frais scolaire. Quelques fois, je les aide à payer ces frais. Je n’ai aucun problème. Mes études vont de bon train. Lorsque je ne suis pas à l’école, je vais dans ma boutique. Ceci signifie que j’étudie la nuit.

Les activités agricoles.

En face des études et du commerce, je fais l’agriculture. Les produits de cette agriculture sont transformés en jus et confiture. Tout ça accroît mon capital. Grâce à ces activités agricoles, j’ai étais choisie pour représenter le Burundi au Benin. Dans notre pays, la tradition et la coutume traitaient la fille comme étant incapable. Quelle manipulation! Je lance un appel vibrant aux élèves en général et aux filles en particulier de ne plus croiser les bras. L’argent ne peut pas m’empêcher d’étudier.

Elle esr très dynamique cette jeune fille. A voir ce qu’elle fait, elle constitue un exemple pour ces élèves qui croisent leurs bras. Nous l’encourageons.

MenyaNews.

menyafoundation@gmail.com

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